Télévision : 24 mars à 21:55-22:50 sur France 2
série policière
Saison:1 - Episode:6 - Romain et Karine pensent avoir enfin identifié le violeur, mais ce dernier leur échappe une nouvelle fois. La peur s'abat alors sur la ville, car personne ne sait vraiment ce qu'il est capable de faire, maintenant qu'il est démasqué... - Critique : Oui, les victimes de viol culpabilisent d’avoir été violées. Oui, elles peuvent être abusées sans crier. En psychanalyse, cela s’appelle « l’état de sidération ». Pour survivre, elles peuvent même tout oublier en développant une « amnésie post-traumatique ». D’ailleurs, certaines ne pleurent jamais. Parfois pourtant on finit par les croire… À l’inverse de la série Unbelievable, qui abordait la question du viol et de sa judiciarisation avec une délicatesse inouïe, cette série se gargarise de poncifs et ne cesse de surligner l’indicible. Sur la Côte d’Azur, un prédateur assaille des femmes en plein sommeil. Elles s’appellent Camille, Stéphanie, Latissa, Isabelle… ont entre 20 et 45 ans. De gros plans sur leurs visages décomposés illustrent la violence des coups de reins subis. Était-ce bien nécessaire de nous montrer dix fois la scène ? Et que dire de ce flic qui criminalise les victimes, de son confrère alcoolique capable de citer Dostoïevski, et surtout de femmes traumatisées bien décidées à se faire justice elles-mêmes ? Les clichés n’ont jamais fait avancer la société. Sous ses airs de saga d’été – qu’illustrent des plans de la Méditerranée sur fond de pop solaire –, ce thriller grossier passe à côté de la dévastation psychique et physique causée par les violences sexuelles. Pour « nous donner accès aux pensées des victimes », ces dernières sont filmées face caméra entre deux scènes d’action, façon documentaire choral. Mais le mélange des genres se révèle catastrophique tant il parasite et alourdit le propos. On n’avait pas besoin d’un tel dispositif. Juste d’un peu d’élégance et de sobriété.
Année : 2025
De : Indra Siera
Avec : Alice Daubelcour, Antoine Hamel, Charlie Bruneau, Christine Citti, Grégoire Bonnet, Jérémie Poppe, Ludmilla Dabo, Marie Mallia, Myriam Bourguignon, Nicholas St-Jacques, Raphaël Lenglet, Suzy Deschamps
Télévision : 24 mars à 21:10-21:55 sur France 2
série policière
Saison:1 - Episode:5 - La mort de Camille bouleverse profondément l'ensemble de habitants de la ville, au moment où Nafissa échappe de justesse à une nouvelle agression. Au cours de l'échauffourée, elle riposte et parvient en effet à se défendre, tout en blessant grièvement son agresseur. Mais, d ans la confusion, celui-ci parvient à s'enfuir. Cet événement signe-t-il la fin de la traque ?... - Critique : Oui, les victimes de viol culpabilisent d’avoir été violées. Oui, elles peuvent être abusées sans crier. En psychanalyse, cela s’appelle « l’état de sidération ». Pour survivre, elles peuvent même tout oublier en développant une « amnésie post-traumatique ». D’ailleurs, certaines ne pleurent jamais. Parfois pourtant on finit par les croire… À l’inverse de la série Unbelievable, qui abordait la question du viol et de sa judiciarisation avec une délicatesse inouïe, cette série se gargarise de poncifs et ne cesse de surligner l’indicible. Sur la Côte d’Azur, un prédateur assaille des femmes en plein sommeil. Elles s’appellent Camille, Stéphanie, Latissa, Isabelle… ont entre 20 et 45 ans. De gros plans sur leurs visages décomposés illustrent la violence des coups de reins subis. Était-ce bien nécessaire de nous montrer dix fois la scène ? Et que dire de ce flic qui criminalise les victimes, de son confrère alcoolique capable de citer Dostoïevski, et surtout de femmes traumatisées bien décidées à se faire justice elles-mêmes ? Les clichés n’ont jamais fait avancer la société. Sous ses airs de saga d’été – qu’illustrent des plans de la Méditerranée sur fond de pop solaire –, ce thriller grossier passe à côté de la dévastation psychique et physique causée par les violences sexuelles. Pour « nous donner accès aux pensées des victimes », ces dernières sont filmées face caméra entre deux scènes d’action, façon documentaire choral. Mais le mélange des genres se révèle catastrophique tant il parasite et alourdit le propos. On n’avait pas besoin d’un tel dispositif. Juste d’un peu d’élégance et de sobriété.
Année : 2025
De : Indra Siera
Avec : Alice Daubelcour, Antoine Hamel, Charlie Bruneau, Christine Citti, Grégoire Bonnet, Jérémie Poppe, Ludmilla Dabo, Marie Mallia, Myriam Bourguignon, Nicholas St-Jacques, Raphaël Lenglet, Suzy Deschamps