Télévision : lundi 7 avril à 02:19-04:05 sur Canal +
film d'action
Dans un futur proche, aux Etats-Unis. Après plusieurs années de tension entre le gouvernement fédéral autoritaire et diverses milices sécessionnistes, une violente guerre civile a éclaté, plongeant le pays entier dans le chaos. Malgré les risques, Lee, une illustre photographe de guerre, Joel, un reporter expérimenté, et Jessie, une jeune journaliste, sillonnent l'Amérique, s'approchant au plus près des combats pour tenter de capter des images et pour interviewer les protagonistes du conflit. Alors qu'ils luttent pour leur propre survie, ils constatent avec effroi les incompréhensibles crimes commis par les deux camps... - Critique : Les zombies n’ont pas le monopole de la désolation. Scénariste de l’enragé 28 jours plus tard, sorti en 2002, (Annihilation, Men) raconte à nouveau la fin du monde tel qu’on le connaît mais, cette fois, sans recourir à un virus de science-fiction, juste en respirant l’air du temps. Imaginé en pleine crise Covid, Civil War ouvre le feu d’entrée de jeu : une guerre civile ravage les États-Désunis d’Amérique, sans que l’on sache ni quand, ni comment elle a commencé. Ligués sous une bannière à deux étoiles, la Californie et le Texas, pourtant irréconciliables a priori, ont fait sécession et leur armée de l’Ouest marche à présent sur Washington, d’où un président autoritaire (interprété par Nick Offerman, alias l’hilarant libertarien Ron Swanson dans la série Parks and Recreation) fait bombarder ses concitoyens et exécuter les journalistes. Reporters au sein d’une agence de presse, Lee (Kirsten Dunst) et Joel (Wagner Moura) mettent le cap sur la capitale dans l’espoir de lui arracher une interview avant la chute du gouvernement fédéral. Le tandem, aguerri, embarque deux passagers dans son road trip : un vénérable confrère du New York Times (Stephen McKinley Henderson) et une photographe balbutiante (Cailee Spaeny, la Priscilla de Sofia Coppola) éperdue d’admiration devant Lee, son sens de l’image et son courage. L’aînée en a trop vu ; la cadette ne sait pas encore où poser son regard ; leur relation, entre adoption et passage de relais, sert de fil rouge fluo à un récit très balisé. Alex Garland y revisite la figure héroïco-romantique du reporter de guerre, sa protagoniste, prénommée comme Lee Miller, succédant à une foule d’homologues masculins — on se souvient d’Under Fire (Roger Spottiswoode, 1983) ou du récent Sympathie pour le diable (Guillaume de Fontenay, 2019), mais aussi de La Déchirure (Roland Joffé, 1984) et de Salvador (Oliver Stone, 1986). Force brute L’originalité, bien sûr, c’est que Civil War se situe aux États-Unis, et non au Nicaragua, au Cambodge ou à Sarajevo, et que ce décor dévasté, rendu familier par tout un cinéma de l’apocalypse, devient le théâtre d’un conflit fratricide aux origines floues mais au rendu terriblement réaliste. D’une frilosité extrême sur le terrain politique, le cinéaste anglais s’abstient de penser les divisions idéologiques de l’Amérique contemporaine (trumpisme, fondamentalisme chrétien, question raciale, etc.) et adopte le point de vue bizarrement assez neutre de ses journalistes fictifs, tout concentré qu’il est sur la spectaculaire efficacité de son film de guerre. À cet endroit, le blockbuster, plus gros budget du studio indépendant A24 à ce jour, impose sa force brute, éprouvant voyage au bout d’un enfer où l’on comprend rarement qui tue qui – ou pourquoi. Certaines scènes se révèlent ainsi durablement marquantes, par leur violence, certes, mais surtout par la tension qu’elles suscitent, comme lorsque nos reporters, arrêtés dans une station service, se retrouvent face à des rednecks en armes, tout fiers de montrer les hommes qu’ils ont pendus… et qui respirent encore. Ne manque que le son du banjo. Écrit avant l’assaut du Capitole par les partisans de Trump en janvier 2021, le long métrage dépeint d’impressionnants affrontements à Washington et jusqu’au siège de la Maison-Blanche. Tant pis, alors, si ses héroïnes y connaissent un destin par trop hollywoodien, tout à la fois couru d’avance et destiné à faire sortir les mouchoirs. La seule émotion vraiment au rendez-vous, finalement, dans Civil War, c’est la peur. À ce titre, la vision d’un « patriote » en tenue camouflage et lunettes de plastique rouge (Jesse Plemons) occupé à remplir une fosse commune reste la plus glaçante. Que répondre à un type dont on ignore à quel camp il appartient ? « Nous sommes des journalistes américains. » « Mais quel genre d’Américains ? » Garland, là, met dans le mille et tout s’éclaire : il signe un film d’horreur, dont on espère qu’il restera dystopique. Regardez en vidéo l’avis de nos critiques
Année : 2024
Avec : Cailee Spaeny, Evan Lai, Jefferson White, Jin Ha, Karl Glusman, Kirsten Dunst, Nelson Lee, Nick Offerman, Sonoya Mizuno, Stephen Henderson, T Jonica, Wagner Moura
Télévision : 4 avril à 23:15-01:10 sur TMC
film : comédie
Antoine a beau avoir eu une vie saine, son coeur a failli lâcher au moment de fêter ses 50 ans. Désormais, il doit observer un repos complet. Mais l'été arrive et, comme tous les ans, ses amis viennent profiter de sa magnifique maison dans le Sud. Il y a Yves, du genre psycho-rigide, roi du barbecue, et sa femme Laure. De son côté, Baptiste ne sait pas que son ex-femme, Olivia, a choisi la même semaine que lui pour venir. Les retrouvailles sont explosives, surtout quand Baptiste apprend qu'Olivia a eu une liaison avec Antoine avant qu'ils se rencontrent. Il y a également Laurent et Jean-Michel, le boulet qui ne sait pas qu'il ne faut pas mettre du Château Petrus dans une sangria... - Critique : Le « film de potes » est un genre en soi : étude de caractères sur l’air de la complicité, mais aussi des vieilles rancœurs, des petites manies… Celui-ci nous est présenté par Antoine (Lambert Wilson, en cavaleur désinvolte), qui ironise en voix off sur son gang de cadres sup quinquagénaires. De Frank Dubosc, sobre pour une fois, à Florence Foresti, au naturel désopilant, la galerie de portraits s’adapte à un casting de luxe, où chacun joue (plutôt bien) une partition assez caricaturale. Petites bisbilles, grandes cuites, vagues coucheries et bilans existentiels. Au final, on a le même problème qu’Antoine : ces copains-là, on les a déjà trop fréquentés.
Année : 2014
Avec : Florence Foresti, Franck Dubosc, Guillaume de, Jérôme Commandeur, Lambert Wilson, Lavaine Corentin, Lavaine Lucas, Lionel Abelanski, Lysiane Meis, Sophie Duez, Stéphane de, Valérie Crouzet
Télévision : 4 avril à 21:25-23:15 sur TMC
film : comédie
Antoine, Baptiste, Laurent, Jean-Mich' et leurs compagnes se retrouvent pour fêter le cinquantième anniversaire de leur ami Yves. Ils avaient prévu un séjour en Grèce, mais doivent finalement se rabattre sur le manoir d'Yves, en Bretagne, après l'annulation de leur vol. La météo morose et la pluie continue entament rapidement leur bonne humeur. Et même si leur hôte leur propose un grand nombre d'activités, entre la plage et les Fest Noz, la tension monte peu à peu. Antoine, Baptiste et consorts tentent tout de même de se détendre en buvant des cocktails afin de dissiper les mauvaises ondes. Mais des révélations inattendues vont venir mettre à mal ce semblant de cohésion... - Critique : Cela aurait pu être pierrade, raclette ou même taboulé, mais, à y réfléchir, le titre adéquat serait plutôt : vieux pot… tant la recette est recuite. On prend donc les mêmes que dans Barbecue, en 2014, à l’exception de Florence Foresti (qui a peut-être trouvé que ça sentait le cramé) et, cette fois, la bande d’« amis » se retrouve coincée en Bretagne, à la place d’une destination plus chaude, pour les 50 ans d’Yves (Guillaume de Tonquédec). Antoine (Lambert Wilson) est encore plus snob et odieux que d’habitude, Baptiste (Franck Dubosc) voit sa virilité bousculée par une femme plus jeune et plus entreprenante que lui, et c’est maintenant Jean-Mich le gaffeur (Jérôme Commandeur) qui a tout pour être heureux, provoquant la jalousie des autres hommes… Premier ressort comique rouillé ? On vous le donne en mille : il pleut en Bretagne. Alors on boit, on râle, on fait des puzzles, mais la plus grande activité des quatre couples consiste à se balancer des vannes plus ou moins aigres, quand elles ne sont pas fades… Lâchés dans une mise en scène d’une mollesse soporifique, les acteurs semblent eux-mêmes fatigués, au point de laisser en suspension des dialogues qui ne se donnent même pas la peine d’être efficaces. Une question de filiation et d’ADN peu délicate s’invite à mi-parcours, histoire d’ajouter une nuance d’affect, mais comment émouvoir avec des personnages dont on ne cesse de se demander ce qu’ils fichent ensemble depuis tant d’années ? De temps à autre, Franck Dubosc et Jérôme Commandeur – les plus investis, envers et contre le naufrage ambiant – relèvent le niveau et nous arrachent un sourire : ils... jouent, et on les en remercie. Sous prétexte de pointer le pathétique du mâle de 50 ans, Éric Lavaine tombe, de plus, dans le pire des écueils : donner aux trois actrices (dont une Sophie Duez pimpante) des emplois de faire-valoir. Ce n’est pas avec ce genre de comédie paresseuse que le cinéma français trouvera une planche de salut.
Année : 2022
Avec : Alice Llenas, Caroline Anglade, Franck Dubosc, Guillaume de, Jérôme Commandeur, Lambert Wilson, Lavaine Lucas, Lionel Abelanski, Lysiane Meis, Raphaël Rohrbach Da Silva, Sophie Duez, Valérie Crouzet
Télévision : 28 mars à 21:25-23:20 sur TMC
film : comédie
Antoine a beau avoir eu une vie saine, son coeur a failli lâcher au moment de fêter ses 50 ans. Désormais, il doit observer un repos complet. Mais l'été arrive et, comme tous les ans, ses amis viennent profiter de sa magnifique maison dans le Sud. Il y a Yves, du genre psycho-rigide, roi du barbecue, et sa femme Laure. De son côté, Baptiste ne sait pas que son ex-femme, Olivia, a choisi la même semaine que lui pour venir. Les retrouvailles sont explosives, surtout quand Baptiste apprend qu'Olivia a eu une liaison avec Antoine avant qu'ils se rencontrent. Il y a également Laurent et Jean-Michel, le boulet qui ne sait pas qu'il ne faut pas mettre du Château Petrus dans une sangria... - Critique : Le « film de potes » est un genre en soi : étude de caractères sur l’air de la complicité, mais aussi des vieilles rancœurs, des petites manies… Celui-ci nous est présenté par Antoine (Lambert Wilson, en cavaleur désinvolte), qui ironise en voix off sur son gang de cadres sup quinquagénaires. De Frank Dubosc, sobre pour une fois, à Florence Foresti, au naturel désopilant, la galerie de portraits s’adapte à un casting de luxe, où chacun joue (plutôt bien) une partition assez caricaturale. Petites bisbilles, grandes cuites, vagues coucheries et bilans existentiels. Au final, on a le même problème qu’Antoine : ces copains-là, on les a déjà trop fréquentés.
Année : 2014
Avec : Florence Foresti, Franck Dubosc, Guillaume de, Jérôme Commandeur, Lambert Wilson, Lavaine Corentin, Lavaine Lucas, Lionel Abelanski, Lysiane Meis, Sophie Duez, Stéphane de, Valérie Crouzet