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Hier
 

Marcello Mio

Télévision : 4 avril à 00:27-02:25 sur Canal +

film : comédie

Chiara, une comédienne, est la fille de deux véritables icônes du septième art : Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve. Au cours d'un été tumultueux, elle fait face, après avoir été perturbée par quelques rêves étranges, à une soudaine et inexplicable crise d'identité. Désormais convaincue qu'elle devrait vivre la vie de son père, elle décide d'adopter le style vestimentaire de ce dernier, sa manière de parler, allant même jusqu'à copier sa gestuelle avec une détermination sans faille. Sa transformation est si saisissante que son entourage commence à la confondre avec Marcello, finissant bientôt par l'appeler par le prénom de son père... - Critique : « Dans cette scène, j’aimerais que tu sois un peu moins Catherine et un peu plus Marcello… » Telle est la désarmante demande d’une réalisatrice indécise (Nicole Garcia, dans son propre rôle) à une actrice (Chiara Mastroianni, idem) qui passe des essais… Une telle entrée en matière, impact et humour compris, laisse d’abord croire à un film sur un film, comme il en existe beaucoup (La Nuit américaine, de François Truffaut, faisant office de repère) et comme il s’en tourne toujours. Mais très vite, ce à quoi on assiste se transforme et s’échappe par le haut et la fantaisie. Le principe narratif de Marcello mio, on pourrait plutôt lui trouver un cousinage littéraire. L’écrivain américain Bret Easton Ellis, dans son roman Lunar Park (2005), se met en scène sous son nom et son identité publique, mais pour mieux, ensuite, se projeter dans une intrigue imaginaire, sophistiquée, tordue. Ici, se produit également un coup de théâtre stupéfiant : la vraie-fausse Chiara prend à la lettre les rappels incessants à son ascendance. Un soir de spleen, la voilà qui accentue sa ressemblance avec son père, adopte ses vêtements et sa coiffure, jusqu’à ne plus sortir qu’ainsi, en Marcello Mastroianni… Dans son adaptation des Métamorphoses d’Ovide (en 2014), Christophe Honoré montrait des dieux adoptant l’apparence d’êtres mortels, selon des stratégies et des buts précis. Tout au contraire, l’humaine Chiara devient le divin Marcello sans savoir où elle va, comme si elle traversait le miroir, quittait les rails de la réalité, de la rationalité. Le film offre, d’abord, l’amusant spectacle des réactions de l’entourage à cette échappée insensée. La perplexité bienveillante de Catherine Deneuve. Le flegme désabusé de Benjamin Biolay. La colère de Melvil Poupaud, comme en écho malicieux à ses récents rôles de méchant dans le cinéma français. Et puis la complicité inattendue et joyeuse de Fabrice Luchini, avec qui Chiara avait joué ce bout d’essai inaugural, sous l’œil de Nicole Garcia. Un voyage hors du temps Il y a une dimension délicieusement rêveuse, presque un manifeste poétique, dans les déambulations de la fille transformée en charmant fantôme du père. La créature obtenue n’a pas d’âge – c’est un Marcello Mastroianni quasi adolescent – ni de genre, silhouette gracieuse, androgyne, intemporelle. Émancipée, elle vit une romance avec un jeune soldat anglais et gay, improvise une escapade à Rome (avec le tube idoine d’Étienne Daho en tête), y revisite des étapes légendaires de la filmographie du grand acteur italien – comme le cinéaste par son écriture et sa mise en scène. Dont l’eau de la fontaine de Trevi, décor immuable de La dolce vita, de Fellini. L’avenir n’est-il que dans le passé, au pays de nos petites et grandes mythologies ? Avec toute l’œuvre de Christophe Honoré, on se réchauffe et se régénère au contact de vieux films, livres et chansons ou de figures disparues – c’était le sujet même de la pièce Les Idoles, en 2018. Il ne s’agit pas d’un hommage cérémonieux, mais d’une nécessité vitale pour réintégrer pleinement le présent et reprendre de l’élan. À nouveau, il en va ainsi pour l’émouvante Chiara Mastroianni sans larmes de Marcello mio, à la fois vestale et kamikaze, peut-être au seuil d’un recommencement. En attendant, et comme dans sa chanson avec Benjamin Biolay (sur l’album Home, de 2004) ici reprise, « si je me souviens, la balade était bien ».

Année : 2024

Avec : Benjamin Biolay, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Fabrice Luchini, Florence Viala, Hugh Skinner, Marlène Saldana, Melvil Poupaud, Mélody Walter, Nicole Garcia, Stefania Sandrelli

Hier
 

Marcello Mio

Télévision : 4 avril à 00:26-02:23 sur Canal +

film : comédie

Chiara, une comédienne, est la fille de deux véritables icônes du septième art : Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve. Au cours d'un été tumultueux, elle fait face, après avoir été perturbée par quelques rêves étranges, à une soudaine et inexplicable crise d'identité. Désormais convaincue qu'elle devrait vivre la vie de son père, elle décide d'adopter le style vestimentaire de ce dernier, sa manière de parler, allant même jusqu'à copier sa gestuelle avec une détermination sans faille. Sa transformation est si saisissante que son entourage commence à la confondre avec Marcello, finissant bientôt par l'appeler par le prénom de son père... - Critique : « Dans cette scène, j’aimerais que tu sois un peu moins Catherine et un peu plus Marcello… » Telle est la désarmante demande d’une réalisatrice indécise (Nicole Garcia, dans son propre rôle) à une actrice (Chiara Mastroianni, idem) qui passe des essais… Une telle entrée en matière, impact et humour compris, laisse d’abord croire à un film sur un film, comme il en existe beaucoup (La Nuit américaine, de François Truffaut, faisant office de repère) et comme il s’en tourne toujours. Mais très vite, ce à quoi on assiste se transforme et s’échappe par le haut et la fantaisie. Le principe narratif de Marcello mio, on pourrait plutôt lui trouver un cousinage littéraire. L’écrivain américain Bret Easton Ellis, dans son roman Lunar Park (2005), se met en scène sous son nom et son identité publique, mais pour mieux, ensuite, se projeter dans une intrigue imaginaire, sophistiquée, tordue. Ici, se produit également un coup de théâtre stupéfiant : la vraie-fausse Chiara prend à la lettre les rappels incessants à son ascendance. Un soir de spleen, la voilà qui accentue sa ressemblance avec son père, adopte ses vêtements et sa coiffure, jusqu’à ne plus sortir qu’ainsi, en Marcello Mastroianni… Dans son adaptation des Métamorphoses d’Ovide (en 2014), Christophe Honoré montrait des dieux adoptant l’apparence d’êtres mortels, selon des stratégies et des buts précis. Tout au contraire, l’humaine Chiara devient le divin Marcello sans savoir où elle va, comme si elle traversait le miroir, quittait les rails de la réalité, de la rationalité. Le film offre, d’abord, l’amusant spectacle des réactions de l’entourage à cette échappée insensée. La perplexité bienveillante de Catherine Deneuve. Le flegme désabusé de Benjamin Biolay. La colère de Melvil Poupaud, comme en écho malicieux à ses récents rôles de méchant dans le cinéma français. Et puis la complicité inattendue et joyeuse de Fabrice Luchini, avec qui Chiara avait joué ce bout d’essai inaugural, sous l’œil de Nicole Garcia. Un voyage hors du temps Il y a une dimension délicieusement rêveuse, presque un manifeste poétique, dans les déambulations de la fille transformée en charmant fantôme du père. La créature obtenue n’a pas d’âge – c’est un Marcello Mastroianni quasi adolescent – ni de genre, silhouette gracieuse, androgyne, intemporelle. Émancipée, elle vit une romance avec un jeune soldat anglais et gay, improvise une escapade à Rome (avec le tube idoine d’Étienne Daho en tête), y revisite des étapes légendaires de la filmographie du grand acteur italien – comme le cinéaste par son écriture et sa mise en scène. Dont l’eau de la fontaine de Trevi, décor immuable de La dolce vita, de Fellini. L’avenir n’est-il que dans le passé, au pays de nos petites et grandes mythologies ? Avec toute l’œuvre de Christophe Honoré, on se réchauffe et se régénère au contact de vieux films, livres et chansons ou de figures disparues – c’était le sujet même de la pièce Les Idoles, en 2018. Il ne s’agit pas d’un hommage cérémonieux, mais d’une nécessité vitale pour réintégrer pleinement le présent et reprendre de l’élan. À nouveau, il en va ainsi pour l’émouvante Chiara Mastroianni sans larmes de Marcello mio, à la fois vestale et kamikaze, peut-être au seuil d’un recommencement. En attendant, et comme dans sa chanson avec Benjamin Biolay (sur l’album Home, de 2004) ici reprise, « si je me souviens, la balade était bien ».

Année : 2024

Avec : Benjamin Biolay, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Fabrice Luchini, Florence Viala, Hugh Skinner, Marlène Saldana, Melvil Poupaud, Mélody Walter, Nicole Garcia, Stefania Sandrelli

Récemment en octobre
 

Génération richesse

Prime Video : 10 octobre 2024

Les instantanés saisis par Lauren Greenfield en marge de l’empire américain dressent le portrait d’une culture matérialiste obsédée par les apparences. Entre voyage personnel et essai historique, le film montre le cycle de prospérité et de récession que subit l’économie mondiale, de la corruption du rêve américain et des coûts humains qu’engendrent capitalisme débridé, narcissisme et cupidité.

De : Lauren Greenfield

Avec : Lauren Greenfield, Florian Homm, Bret Easton Ellis, Kim Kardashian, Kylie Jenner, Eden Wood, Jacqueline Siegel