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Mercredi dernier
 

Les fantômes

Télévision : 2 avril à 02:06-03:51 sur Canal +

film : thriller

2014. Emprisonné et torturé par des soldats syriens, Hamid est conduit avec d'autres détenus dans le désert, où ils sont abandonnés à leur triste sort par des militaires convaincus qu'ils vont mourir sur place. Mais contre toute attente, Hamid parvient à s'en sortir. Deux ans plus tard, le jeune homme, qui vit désormais à Strasbourg dans l'attente de l'approbation de sa demande d'asile en Allemagne, fait partie d'un réseau clandestin de Syriens qui traquent les criminels de guerre en fuite, et notamment les hommes de main du régime de Bachar al-Assad. Grâce à un renseignement, il parvient à localiser un de ses bourreaux... - Critique : Hébétés, ils titubent comme des zombies. Ces hommes reviennent d’un enfer : la prison de Saidnaya, en Syrie. Après y avoir subi les pires sévices, ils ont finalement été relâchés, à la limite du désert. Les fantômes, ce sont eux. Hamid (Adam Bessa) en fait partie. Deux ans après sa libération, on le retrouve, à Strasbourg, où il travaille sur un chantier. Il n’est pas seulement ouvrier du bâtiment. Il consacre aussi du temps à sillonner les lieux d’accueil et foyers de réfugiés de la ville, pour retrouver la trace d’un homme. Il montre aux Syriens qu’il aborde une photo, un portrait un peu flou. Non, personne ne l’a vu. Hamid croise aussi parfois une femme dans un parc. Manège furtif, mystérieux, sans parole. Hamid serait-il un trafiquant, un espion ? En vérité, ce solitaire fait partie d’une cellule secrète qui enquête, recueille des preuves et poursuit des criminels syriens cachés en Europe. En vue de leur arrestation et d’un procès. Ces cellules, méconnues, existent réellement. Jonathan Millet s’est beaucoup documenté à leur sujet, a rencontré certains de leurs membres, avant de se décider à en faire un long métrage de fiction, son premier. À l’origine, ce réalisateur vient du documentaire – on se souvient du remarquable Ceuta, douce prison (2013), à propos de migrants, errant autour du port, au bord du néant. Hamid lui aussi est en attente, sur le qui-vive, concentré, captif quoique libre. Une tension constante confère à Fantômes la dimension d’un film à suspense. Lancinant, obsessionnel. Un film physique, sensoriel et mental Entre cinéma et espionnage, les correspondances ne manquent pas. Surveiller, suivre, observer sans être vu, n’est-ce pas la position du filmeur, caché derrière sa caméra ? À l’université de Strasbourg, soudain sur la piste de celui qu’il pense être son tortionnaire, Hamid n’a qu’une idée, fixe : être à l’affût pour guetter des indices, filer sa cible encore et encore, pour acquérir la certitude qu’il s’agit de la bonne personne. Un sac posé sur la tête lors de ses supplices l’ayant empêché de voir, un doute subsiste. Être aussi physique et sensoriel que mental, telle est la force du film, qui sollicite d’autant plus l’ouïe que la vision est sujette à caution. La réalité a tendance ici à se brouiller, se dédoubler, se confondre avec la hantise. Lors d’une séquence de flânerie au marché de Noël, voilà que le chasseur imite malgré lui sa proie. Quant à la pratique de camouflage des traqueurs syriens, elle est déconcertante elle aussi. Pour dialoguer et échanger leurs informations en toute liberté, ils utilisent un jeu de guerre en ligne, passant ainsi inaperçus au milieu de la tuerie fictive. Toute cette articulation entre dissimulation et révélation fait bien sûr penser au Bureau des légendes. À ceci près que les membres de l’organisation ne sont pas ici des professionnels mais des survivants, qui se débrouillent dignement avec les moyens du bord. Silencieux la plupart du temps, torturé aux sens propre et figuré, Hamid s’accroche pour que justice soit rendue. Le réalisateur en fait un héros tragique. Aussi le choix de l’acteur était-il crucial. En la personne d’Adam Bessa (remarqué dans Les Bienheureux et la série Ourika), Jonathan Millet a trouvé la perle rare. Un acteur magnétique, qu’on ne se lasse jamais de scruter et de sonder. Le spectateur devient lui-même pisteur, déchiffreur de son visage, masque impénétrable, qui, pourtant, laisse filtrer un gouffre intérieur des plus troublants.

Année : 2024

Avec : Adam Bessa, Dorado Jadiba, Faisal Alia, Hala Rajab, Julia Franz, Mohammad Saboor Rasooli, Mudar Ramadan, Pascal Cervo, Rémond Marie, Shafiqa el-Till, Sylvain Samson, Tawfeek Barhom

Mercredi dernier
 

Les fantômes

Télévision : 2 avril à 02:06-03:50 sur Canal +

film : thriller

2014. Emprisonné et torturé par des soldats syriens, Hamid est conduit avec d'autres détenus dans le désert, où ils sont abandonnés à leur triste sort par des militaires convaincus qu'ils vont mourir sur place. Mais contre toute attente, Hamid parvient à s'en sortir. Deux ans plus tard, le jeune homme, qui vit désormais à Strasbourg dans l'attente de l'approbation de sa demande d'asile en Allemagne, fait partie d'un réseau clandestin de Syriens qui traquent les criminels de guerre en fuite, et notamment les hommes de main du régime de Bachar al-Assad. Grâce à un renseignement, il parvient à localiser un de ses bourreaux... - Critique : Hébétés, ils titubent comme des zombies. Ces hommes reviennent d’un enfer : la prison de Saidnaya, en Syrie. Après y avoir subi les pires sévices, ils ont finalement été relâchés, à la limite du désert. Les fantômes, ce sont eux. Hamid (Adam Bessa) en fait partie. Deux ans après sa libération, on le retrouve, à Strasbourg, où il travaille sur un chantier. Il n’est pas seulement ouvrier du bâtiment. Il consacre aussi du temps à sillonner les lieux d’accueil et foyers de réfugiés de la ville, pour retrouver la trace d’un homme. Il montre aux Syriens qu’il aborde une photo, un portrait un peu flou. Non, personne ne l’a vu. Hamid croise aussi parfois une femme dans un parc. Manège furtif, mystérieux, sans parole. Hamid serait-il un trafiquant, un espion ? En vérité, ce solitaire fait partie d’une cellule secrète qui enquête, recueille des preuves et poursuit des criminels syriens cachés en Europe. En vue de leur arrestation et d’un procès. Ces cellules, méconnues, existent réellement. Jonathan Millet s’est beaucoup documenté à leur sujet, a rencontré certains de leurs membres, avant de se décider à en faire un long métrage de fiction, son premier. À l’origine, ce réalisateur vient du documentaire – on se souvient du remarquable Ceuta, douce prison (2013), à propos de migrants, errant autour du port, au bord du néant. Hamid lui aussi est en attente, sur le qui-vive, concentré, captif quoique libre. Une tension constante confère à Fantômes la dimension d’un film à suspense. Lancinant, obsessionnel. Un film physique, sensoriel et mental Entre cinéma et espionnage, les correspondances ne manquent pas. Surveiller, suivre, observer sans être vu, n’est-ce pas la position du filmeur, caché derrière sa caméra ? À l’université de Strasbourg, soudain sur la piste de celui qu’il pense être son tortionnaire, Hamid n’a qu’une idée, fixe : être à l’affût pour guetter des indices, filer sa cible encore et encore, pour acquérir la certitude qu’il s’agit de la bonne personne. Un sac posé sur la tête lors de ses supplices l’ayant empêché de voir, un doute subsiste. Être aussi physique et sensoriel que mental, telle est la force du film, qui sollicite d’autant plus l’ouïe que la vision est sujette à caution. La réalité a tendance ici à se brouiller, se dédoubler, se confondre avec la hantise. Lors d’une séquence de flânerie au marché de Noël, voilà que le chasseur imite malgré lui sa proie. Quant à la pratique de camouflage des traqueurs syriens, elle est déconcertante elle aussi. Pour dialoguer et échanger leurs informations en toute liberté, ils utilisent un jeu de guerre en ligne, passant ainsi inaperçus au milieu de la tuerie fictive. Toute cette articulation entre dissimulation et révélation fait bien sûr penser au Bureau des légendes. À ceci près que les membres de l’organisation ne sont pas ici des professionnels mais des survivants, qui se débrouillent dignement avec les moyens du bord. Silencieux la plupart du temps, torturé aux sens propre et figuré, Hamid s’accroche pour que justice soit rendue. Le réalisateur en fait un héros tragique. Aussi le choix de l’acteur était-il crucial. En la personne d’Adam Bessa (remarqué dans Les Bienheureux et la série Ourika), Jonathan Millet a trouvé la perle rare. Un acteur magnétique, qu’on ne se lasse jamais de scruter et de sonder. Le spectateur devient lui-même pisteur, déchiffreur de son visage, masque impénétrable, qui, pourtant, laisse filtrer un gouffre intérieur des plus troublants.

Année : 2024

Avec : Adam Bessa, Dorado Jadiba, Faisal Alia, Hala Rajab, Julia Franz, Mohammad Saboor Rasooli, Mudar Ramadan, Pascal Cervo, Rémond Marie, Shafiqa el-Till, Sylvain Samson, Tawfeek Barhom

Récemment en janvier
 

Les Fantômes - Blu-ray

DVD/Blu-ray : 7 janvier

Editeur : Memento Distribution

Année : 2024

De : Jonathan Millet

Avec : Adam Bessa, Tawfeek Barhom, Julia Franz Richter, Hala Rajab, Shafiqa El Till, Sylvain Samson, Mohammad Saboor Rasooli, Faisal Alia

Récemment en janvier
 

Les Fantômes - DVD

DVD/Blu-ray : 7 janvier

Editeur : Memento Distribution

Année : 2024

De : Jonathan Millet

Avec : Adam Bessa, Tawfeek Barhom, Julia Franz Richter, Hala Rajab, Shafiqa El Till, Sylvain Samson, Mohammad Saboor Rasooli, Faisal Alia