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Récemment en mars
 

Le roman de Jim

Télévision : 25 mars à 10:18-11:57 sur Canal +

film : comédie dramatique

Aymeric retrouve Florence, une ex-copine du lycée, au hasard d'une soirée à Saint-Claude, une petite ville située au coeur du massif du Jura. Enceinte de six mois et célibataire au moment de ces retrouvailles, Florence tombe rapidement sous le charme de cet ami longtemps perdu de vue. Tous deux s'engagent dans une relation amoureuse. Quand Jim naît, Aymeric est présent, tout comme il sera présent lorsque l'enfant fera ses premiers pas ou sa première rentrée scolaire. Tout bascule le jour où Christophe, le père biologique de Jim, débarque dans leur vie, dépressif après une tragédie personnelle. Très vite, Aymeric ne trouve plus sa place au sein de sa famille... - Critique : Aymeric (Karim Leklou) est gentil. On le lui dit souvent, mais il ne pense pas être le seul dans ce cas. Aymeric ne voit le mal nulle part et, bonne pâte, se laisse porter par la vie. Quand, adolescent, il s’est fait larguer par sa petite amie, il lui a trouvé des excuses. Et il a gardé toutes les photos qu’il a prises d’elle, même s’il n’avait pas l’argent pour les développer. Pour ce garçon doux et rond, même les négatifs sont beaux. Manutentionnaire au Spar de Saint-Claude, dans le Jura, pendant l’été 1996, il se laisse embarquer dans un petit cambriolage et, quand il sort de ses dix-huit mois de prison, sa petite sœur vient le chercher en Twingo, comme il le raconte lui-même avec une voix off qui donne de l’importance à toute chose. À l’hiver 2000, après un concert, il retombe sur Flo (Laetitia Dosch), qui avait été caissière au Spar. Elle est très extravertie, très libre et très enceinte. Ils s’installent dans un gîte à la montagne et, lorsqu’elle accouche d’un petit Jim, Aymeric tombe littéralement en amour de cet enfant. Il l’élève, c’est son fils. Les années passent, le bonheur grandit dans cette nature où l’on peut jouer aux Indiens pour de faux, jusqu’à ce que le « vrai » père de Jim débarque. Ce n’est que le début d’un roman-photo, bouleversant, à propos d’une vie… On pense à Kore-eda, Sautet, Renoir… Nous avions quitté les facétieux frères Larrieu à Lourdes, avec le délicieux Tralala – où, déjà, une mère (Josiane Balasko) décidait qu’un drôle de troubadour débarqué de nulle part (Mathieu Amalric) était son fils. Cette fois, Arnaud et Jean-Marie Larrieu troquent leurs Pyrénées natales pour les reliefs du Haut-Jura et y adaptent un livre qui semble avoir été écrit pour eux : Le Roman de Jim, de Pierric Bailly (éd. P.O.L, 2021), sur le miracle de la parentalité, avec ses instants simples et ses cruautés à pleurer. Comment filmer l’attachement ? Pour la première fois, le tandem se déleste de sa fantaisie coutumière pour l’épure, la ligne claire, et c’est une véritable flèche dans le cœur, avec un désespoir discret qui irrigue chaque scène lumineuse et tranquille. Ils vont ainsi suivre Aymeric pendant trente ans, intérimaire en tant que père, mais aussi chez Casino, Carrefour, Auchan ou en usine, qu’importe, puisque ce CV assumé sans ambition n’empêche pas, bien au contraire, de séduire les filles qui aiment danser. On pense autant à Hirokazu Kore-eda qu’à Claude Sautet dans leur manière de dérouler au fil du temps cette histoire simple, ce mélodrame sans tralala ni trémolos, où chaque instant se grave pour toujours : Sara Giraudeau en pleine transe techno, l’ivresse triste de Bertrand Belin ou une larme sur la joue de Karim Leklou. Il y a aussi, plus que jamais, du Renoir dans leur façon de donner à chacun ses raisons, quitte à provoquer le malheur d’autrui sans le faire exprès, presque gentiment. Afin de donner corps à la bonté bornée et éberluée d’Aymeric, ils ont trouvé en Karim Leklou l’interprète idéal, d’une tendresse littéralement foudroyante, dans l’amour comme dans la résignation. On l’a dit : pendant tout le film, Aymeric prend des photos qu’il ne développe pas, et que les Larrieu ne nous montrent qu’en négatifs. Jusqu’à ce moment de grâce où elles apparaissent, numérisées et massées par milliers sur un écran d’ordinateur. La vie, pour les deux cinéastes, c’est peut-être ça : avec le temps, va, tout s’en va du négatif, pour un positif enfin révélé.

Année : 2024

Avec : Andranic Manet, Bertrand Belin, Eol Personne, Karim Leklou, Laetitia Dosch, Marguerite Machuel, Mireille Herbstmeyer, Noée Abita, Robinson Stévenin, Sabrina Seyvecou, Sara Giraudeau, Suzanne De

Récemment en mars
 

Le roman de Jim

Télévision : 25 mars à 10:18-11:56 sur Canal +

film : comédie dramatique

Aymeric retrouve Florence, une ex-copine du lycée, au hasard d'une soirée à Saint-Claude, une petite ville située au coeur du massif du Jura. Enceinte de six mois et célibataire au moment de ces retrouvailles, Florence tombe rapidement sous le charme de cet ami longtemps perdu de vue. Tous deux s'engagent dans une relation amoureuse. Quand Jim naît, Aymeric est présent, tout comme il sera présent lorsque l'enfant fera ses premiers pas ou sa première rentrée scolaire. Tout bascule le jour où Christophe, le père biologique de Jim, débarque dans leur vie, dépressif après une tragédie personnelle. Très vite, Aymeric ne trouve plus sa place au sein de sa famille... - Critique : Aymeric (Karim Leklou) est gentil. On le lui dit souvent, mais il ne pense pas être le seul dans ce cas. Aymeric ne voit le mal nulle part et, bonne pâte, se laisse porter par la vie. Quand, adolescent, il s’est fait larguer par sa petite amie, il lui a trouvé des excuses. Et il a gardé toutes les photos qu’il a prises d’elle, même s’il n’avait pas l’argent pour les développer. Pour ce garçon doux et rond, même les négatifs sont beaux. Manutentionnaire au Spar de Saint-Claude, dans le Jura, pendant l’été 1996, il se laisse embarquer dans un petit cambriolage et, quand il sort de ses dix-huit mois de prison, sa petite sœur vient le chercher en Twingo, comme il le raconte lui-même avec une voix off qui donne de l’importance à toute chose. À l’hiver 2000, après un concert, il retombe sur Flo (Laetitia Dosch), qui avait été caissière au Spar. Elle est très extravertie, très libre et très enceinte. Ils s’installent dans un gîte à la montagne et, lorsqu’elle accouche d’un petit Jim, Aymeric tombe littéralement en amour de cet enfant. Il l’élève, c’est son fils. Les années passent, le bonheur grandit dans cette nature où l’on peut jouer aux Indiens pour de faux, jusqu’à ce que le « vrai » père de Jim débarque. Ce n’est que le début d’un roman-photo, bouleversant, à propos d’une vie… On pense à Kore-eda, Sautet, Renoir… Nous avions quitté les facétieux frères Larrieu à Lourdes, avec le délicieux Tralala – où, déjà, une mère (Josiane Balasko) décidait qu’un drôle de troubadour débarqué de nulle part (Mathieu Amalric) était son fils. Cette fois, Arnaud et Jean-Marie Larrieu troquent leurs Pyrénées natales pour les reliefs du Haut-Jura et y adaptent un livre qui semble avoir été écrit pour eux : Le Roman de Jim, de Pierric Bailly (éd. P.O.L, 2021), sur le miracle de la parentalité, avec ses instants simples et ses cruautés à pleurer. Comment filmer l’attachement ? Pour la première fois, le tandem se déleste de sa fantaisie coutumière pour l’épure, la ligne claire, et c’est une véritable flèche dans le cœur, avec un désespoir discret qui irrigue chaque scène lumineuse et tranquille. Ils vont ainsi suivre Aymeric pendant trente ans, intérimaire en tant que père, mais aussi chez Casino, Carrefour, Auchan ou en usine, qu’importe, puisque ce CV assumé sans ambition n’empêche pas, bien au contraire, de séduire les filles qui aiment danser. On pense autant à Hirokazu Kore-eda qu’à Claude Sautet dans leur manière de dérouler au fil du temps cette histoire simple, ce mélodrame sans tralala ni trémolos, où chaque instant se grave pour toujours : Sara Giraudeau en pleine transe techno, l’ivresse triste de Bertrand Belin ou une larme sur la joue de Karim Leklou. Il y a aussi, plus que jamais, du Renoir dans leur façon de donner à chacun ses raisons, quitte à provoquer le malheur d’autrui sans le faire exprès, presque gentiment. Afin de donner corps à la bonté bornée et éberluée d’Aymeric, ils ont trouvé en Karim Leklou l’interprète idéal, d’une tendresse littéralement foudroyante, dans l’amour comme dans la résignation. On l’a dit : pendant tout le film, Aymeric prend des photos qu’il ne développe pas, et que les Larrieu ne nous montrent qu’en négatifs. Jusqu’à ce moment de grâce où elles apparaissent, numérisées et massées par milliers sur un écran d’ordinateur. La vie, pour les deux cinéastes, c’est peut-être ça : avec le temps, va, tout s’en va du négatif, pour un positif enfin révélé.

Année : 2024

Avec : Andranic Manet, Bertrand Belin, Eol Personne, Karim Leklou, Laetitia Dosch, Marguerite Machuel, Mireille Herbstmeyer, Noée Abita, Robinson Stévenin, Sabrina Seyvecou, Sara Giraudeau, Suzanne De

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