Télévision : 23 mars à 03:10-04:33 sur Arte

film documentaire

Principale protagoniste du film, l'eau apparaît ici dans toute sa splendide et terrible beauté. Sur la lac Baïkal, des hommes auscultent la glace, l'oreille collée contre elle, ou bien la scrutant de tous leurs yeux, visage et mains rivés à elle. Il s'agit de repêcher dans ces eaux les véhicules qui s'y sont engloutis, du fait de la fonte prématurée de la glace qui s'est dérobée sous eux, alors qu'ils utilisaient le lac gelé comme raccourci... L'eau se révèle également menaçante, quand elle prend la forme de l'ouragan Irma et des chutes Salto Angel au Venezuela... - Critique : Fascinant spectacle sur le lac Baïkal, recouvert de glace : des hommes creusent des trous et repêchent des voitures… En voilà une qui fonce puis s’enfonce. Brisant la surface gelée mais fragile, elle finit happée par les profondeurs. Ce documentaire aurait mérité d’être entièrement consacré à ces fous du volant rattrapés par le réchauffement climatique. Les séquences qui suivent ont du mal à être aussi originales : à travers des images d’ouragan ou de voilier sur l’océan, on s’embarque pour une évocation de l’eau, parfois banale. Mais quand il filme les glaciers qui se disloquent et nous fait entendre le bruit de la mer qui tremble, Victor Kossakovsky réussit son pari de poème visuel, liquide et sensoriel, dédié au maître russe Sokurov.

Année : 2018